19.02.2007
De la PME familiale
J' ai découvert un truc ce ouikène. Nous sommes une véritable PME. D'une efficacité incroyable.
Samedi, un aller pour JeanPaulRouvecity sans encombre afin de procéder au débarrassage de l'appartement.
C'est là que je vois que j'ai parfois une vision quelque peu apocalyptique et légèrement pessismiste des choses. Dans mon souvenir, l'appart était laissé à l'état de taudis, d'une chaleur saharienne car j'avais laissé le chauffage, il y avait trois mois de vaisselle kraspoueque dans l'évier et des cendriers qui débordaient eud partout. Je ne parle même pas de la chambre (ensevelie sous les décombres vestimentaires et ornée d'un troupon de moutons en patûre, ni de la salle de bain, dans un état post-tsuniamiesque.
Et ben faut croire que non.
Vu que Madame Maître Chronique s'est esclamée à l'ouverture de la porte (j'entendais SOphie Davant et Olivier Minne et mes coéquipiers qui me hurlaient "viiiite, la clepsydre, viiiiiiiiiiiiiite"): "oh ben c'est propre. Et c'est décoré avec goût!"
J'étais pas peu fière du compliment. D'autant plus que, fuite en avant dépressive ou esprit pratico-pratique, j'avais gardé pas mal d'emballages et de cartons, donc en à peine deux heures le gros de l'appart était déjà empaqueté.
Et le resto reservé, on va pas se priver de bonnes choses non plus.
Tout ce beau travail fut donc récompensé par une promenade vivifiante et un délicieux dîner.
Sauf que j'avais pas (voulu) pense(r) qu'il y avait ça:
...mais j'en dis pas trop plus à ce sujet, je laisse les honneurs à Maitre Chronique.
Enfin pour les néophytes qui n'auraient pas approché la culture locale, voir cet article sur le carnaval, et celui là sur le parler de la région...
Bref, je n'en dis pas plus, sachez seulement, car cela aura son importance pour la suite de cette note, que les carnavaleux portent par tradition un parapluie (au bout d'un long manche) en espèce de papier crépon.
La PME familiale a donc regagné ses pénates, pour parler djeunz on a squatté mon appart ensemble, c'était assez marrant, hop une petite boule rose pour dormir (elles sont vertes et je suis malheureusement obligée d'en repasser par là, les insomnies me pompent l'air et mon peu d'énergie), et après une bonne (mais courte) nuit de sommeil la PME était repartie.
J'ai retrouvé le lendemain ma sympathique boulangère pour le ptit dej, et heureusement que je quittais la ville car elle est maintenant mon ennemi à jamais (enfin c'est plutôt moi son ennemie)...comme toujours on fait un brin de causette, elle regarde le ciel (gris à souhait) d'un air entendu et me dit:
"j'espère que ça va rester comme ça, faudrait pas qu'il pleuve"
et évidemment je réponds du tac au tac:
"ouais ça m'embêterait bien, j'ai de la route à faire"
Quelle erreur. La déconfiture totale sur son visage. La déception. Voire la haine et le mépris.
"nan", poursuivit-elle d'un air pédagogique pas franchement à mon goût (ouais, en ce moment, la pédagogie et moi c'est mouaif) "c'est pour la bande de JeanPaulRouvecity, faudrait pas qu'il leur pleuve dessus" (ben oui les pauvres, c'est le loisir annuel)
Et là, moi dans un éclat de génie, genre, ta gueule moi aussi je connais la culture:
"au moins, leurs parapluies leur serviront à quelque chose"
Bon, là je suis partie avant qu'elle me jette des petits pains à la figure.
Ce qui n'a gâché en rien l'efficacité de notre PME, le temps que je sois à l'origine d'une rixe autour de la boulangerie Maître Chronique et Madame avaient poursuivis leurs efforts.
Il était donc l'heure d'affronter l'épreuve que redoutent tant de femmes (croient les hommes, et je les merde): le plein et la pression des pneus.
Donc pendant que j'arrosais Bibiche, Maître Chronique s'enquissait d'un lieu où je pourrais donner une bouffée d'oxygène à ces quatres roulettes (et apparemment là haut, c'est pas chose facile), et n'ayant pas obtenu de réponse satisfaisante (enfin si, mais là haut ils ont tendance à te dire: "tu vas là, c'est tout droit [ouais, de fait]et ensuite faut tourner au deuxième ou troisième feu à droite, après le CHampion [j'ai JAMAIS trouvé le champion] et après on peut pas la rater" et toi tu dis merci comme un con mais ça t'avance pas).
Mais il fallait absolument vérifier ces pneus (vu que Bibiche allait être transformée en mini-camionnette), et j'ai donc mis à profit ma connaissance de l'endroit pour passer une à une les stations service et en trouver une où le trucàpneu serait en activité. Coup de pot, ça a été la deuxième, et j'ai donc regonflé (seule comme une grande ces petites choses)
Bon là je voudrais être vilaine je dirais ça m'étonne pas que les hommes aiment tellement les voitures parce que ça demande quand même pas trop de réfléchir. Mais on pourrait m'accuser de féminisme primaire. (mais démontrez moi le contraire ça m'intéresse)
Une fois la sécurité routière assurée, on a rempli les voitures, nettoyé l'appart et mis les voiles.
Avant d'atteindre l'autoroute, Maître Chronique m'a dit, en voyant une autre station service, "tiens elle est po chère celle là, ça pourra servir pour la prochaine fois"
Ben tiens, j'en ai tellement rigolé que du coup j'ai conduit les 500 bornes, avec ma casquette de Cuba Libre, et sans le xanax du midi quand même (alors je ne sais plus qui est le crétin qui a voulu me faire croire que je ne pourrais pas conduire 40 minutes, mais j'en mouille ma culotte de rire, comme une hyène, et pour changer, je le merde aussi)
Donc non seulement on a fait du transport express, plus un service de déménagement et récurage, plus reporters sur des us et coutumes totalements étrangers aux nôtres, mais c'est pas fini....
Quand je me suis réveillée ce matin, après une bonne nuit (merci la boule rose), où j'ai déséspérement tenté de sauver une pom pom girl pour sauver le monde...j'airetrouvé le reste de la PME en train de faire des plans D&CO dans la cuisine...............ils s'étaient transformés en Valérie Damidot et mon Franky pendant la nuit!!!!!!!!!!
20:10 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





























Commentaires
J'en crois pas mes yeux.
Des parapluies EN PAPIER CREPON ???????????
J'arrive en direct de la citadelle, j'en ai pas vu un seul.
Tu dois confondre avec les cotillons qu'on distribue à nouvel an.
Ici y'a des gros bergenaeres lourds, grands et surtout pas EN PAPIER CREPON !!! ;-)
Walle Walle wall.
Ecrit par : fabdemalo | 19.02.2007
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