25.02.2009
Dormir...
Jsais pas si c'est la saison, l'Atarax (mon nouveau meilleur ami) ou si ça annonce vraiment le début de la fin comme j'ai pu le lire (en même temps, ma bonne dame, quand on a vraiment envie et que ça à foutre, on peut aisément lire tout et son contraire, quant au début de la fin, c'est quand même plus qu'une questions de jours)...
mais j'emmerge pas.
J'ai envie de dormir tout le temps.
Quand je m'endors pas pour de vrai.
Et pourtant, j'ai une vraie phobie de la sieste (sauf crapuleuse). Mais crois moi quand t'as été insomniaque de longs mois, quand ça va mieux, tu réserves le dodo pour la nuit , faut pas déconner avec ces choses là.
Et pi surtout faut me réveiller, et ça, c'est pas gagné.
J'ai définitivement arrêté d'être grognon le matin quand j'ai ouvert mon coeur et mon lit et ma vie à Msieur Fraise, c'est pas ça, c'est pas de la mauvaise volonté non plus...c'est hormonal. Y peut me secouer comme un vieux cocotier pendant une demi-heure, je dors.
Alors quand le réveil se fait nécessaire, il a un truc imparable.
C'est notre nouveau réveil. Et ça marche.
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22.02.2009
Ca prévient pas
J'aime pas les verres à dents. En verre je les trouve dangereux, en plastique ils ne m'inspirent pas confiance, rien de pire qu'un verre qui a déjà servi aux bords un peu blanchis par des restes de dentifrice.
Jusqu'ici ce détail me concernant fait plus que frôler l'anecdotique. J'ai pas de verre à dents, je me penche vers le robinet (sans toucher le robinet en question) pour me rincer la bouche.
Il m'a d'ailleurs fallu un peu de temps pour m'adapter à la morphologie de la salle de bain ici, hauteur un peu 70s du lavabo, distance guère règlementaire du robinet, mais en quelques jours le coup était pris. Et ça fait plus près de deux ans que de quelques jours que c'est mon chez moi.
Vendredi soir donc je me brosse les dents. Ràs, je m'en souviens à peine.
Samedi soir (ouais j'ai un peu du mal avec le trois fois par jour en ce moment, c'est la faute aux calmants) je me brosse les dents.
Je me penche (ouais bon en vrai j'ai craché mais on s'en fout si tu veux du fait que je crache ou pas).
Je me penche, je tends le dos.
Je me penche, je tends le dos, je tends la nuque.
Je me penche, je tends le dos, je tends la nuque, j'allonge ma bouche dans tous les angles physiquement envisageables.
Je me penche, je tends le dos, je tends la nuque, j'allonge ma bouche dans tous les angles physiquement envisageables, je tire la langue.
RIEN.
Vendredi tout allait bien, 24h plus tard, je ne touche plus le robinet.
Ma vie prend parfois des allures tragi-comiques.
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20.02.2009
Extreme Makeover - Bed Edition
J'avais pas disparu, hein...mais une chute mal tombée (ah ah), une visite de contrôle à la maternité et une complication plus tard...j'ai pas eu QUE CA à foutre de blogger tu vois. Je me suis quand même fait prendre la tension au moins 50 fois en 2 jours et demi, j'ai pissé dans une bouteille de Pampryl pendant 24h, ce qui n'a pas réussi à me dégouter définitivement du jus de pomme et depuis je bouffe des calmants pour garder ma tension le plus bas possible (en même temps, tu tentes une sortie en ville et tu te fais chourrer ta place sur le banc pour attendre le bus par une vieille qui pose ses fleurs dessus et reste debout à côté, et là tu t'étonnes plus que 16.1 soit pas une tension surprenante chez toi. Diantre. Bref)
Donc plutôt que du gueuler, je commence la visite de la LuluRoom (j'essaie de me concentrer, alors que Msieur Fraise corrige des bacs blancs sur fond "musical" du SuperMix de Bébé Lili. Et dire que c'est moi qui ait des gouts musicaux de chiotte...)...
La LuluRoom...Déjà c'est tout une épopée vu qu'au départ c'était notre bureau. Vu qu'il y a pas de chambre du tout chez Msieur et Mme Fraise, nous on dort dans un nid d'amour suspendu sous les toits, très Question Maison (que jamais y aura de preuve en image ici), et ce nid surplombe une pièce qui servait de bureau. Et vu que pour notre proprio y a pas de petite économie, la chambre d'amis était sur le palier...Simple, simple.
Donc par un habile jeu de vases communiquants, le bureau s'est retrouvé sur le palier, zboubi la chambre d'amis, et toc, pouf, par magie une LuluRoom au pied du nid d'amour de papa et maman.
Jusque là tout allait bien. Jusqu'à ce qu'il me prenne une lubie. Un lundi midi:
"Chéri, il nous faut un berceau pour la petite", j'ai déclaré solennellement.
"Pourquoi pas?"
"Je pense aller voir sur Ebay"
Bon, ben résultat des courses, 15 minutes plus tard, c'était plié, j'avais remporté une vente pour un berceau à un tarif défiant toute concurrence.
Berceau reçu quatre jours plus tard.
J'ai jamais bien compris comment les visiteurs du soir pouvaient nous dire qu'il était "beau".
Nan mais sérieux regarde, ce dégueulis de jaune et bleu, ces nounours. A l'ouverture du carton, je me suis dit que ouais peut-être, ça serait supportable...et pi en fait nan. Il a fallu placer un seau à côté du berceau, pour pas que je vomisse dedans tellement c'était trop insupportable. Mon ego de future mère en a pris un coup, Miss Lulu ne dormira pas dans ces couleurs, c'est pas du tout ce que j'ai en tête pour elle.
Moi je voyais du princesse champêtre à la Boleyn, du fin 19ème bucolique, Maupassant meets William Morris, du léger, du transparent, du calme, du pas bébé, du nostalgique, intemporel, unique.
MEGALO, ouais carrément.
Résultat des courses: des heures d'investigation dans les boutiques de tissu jusqu'à ce que je dise "c'est celui-là!!!!", des tissus, du voilage, des peintures à effet, une machine à coudre, des patrons à trouver, à adapter, à transformer, à reproduire sur du tissu, du fil, des aiguilles, de longues heures à deux à jouer les ptits chinois sur notre machine à coudre.
A l'arrivée, et pour la première fois de ma vie, ce que j'avais vu dans ma tête existe bel et bien, et ça ressemble à ça.
(Et ça, on peut dire que c'est beau, voui voui voui)
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