25.02.2007
Fin d'une hégémonie économique locale
Jusqu'à présent, messieurs dames, Blogi avait sur moi le fabuleux avantage de résider à Luxembourg.
Aaaaah, Luxembourg, so small, but so great, le pays magique de l'essence à bas prix, des clopes pas chères et des dvd à 2 euros les 50 (et pas 50 euros les 2).
Me direz-vous, mais quel est l'avantage?
Conduire ça pollue,
Fumer ça tue
et graver même pas en rêve ça existe tellement c'est mal.
Alors pourquoi lui envier son pays d'adoption? Parce que là bas les supérettes sont "fresch & frendlich", parce que là bas on dit pas un interrupteur mais un bouton pour la lumière, parce que leur fête nationale et leurs saucisses tuent tout?
Rien de tout cela.
Jusqu'à présent ils avaient un avantage indéniable sur nous.
J'ai nommé: Le Surfeur de Chiottes. Et je le prouve en image:

00:03 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
19.02.2007
De la PME familiale
J' ai découvert un truc ce ouikène. Nous sommes une véritable PME. D'une efficacité incroyable.
Samedi, un aller pour JeanPaulRouvecity sans encombre afin de procéder au débarrassage de l'appartement.
C'est là que je vois que j'ai parfois une vision quelque peu apocalyptique et légèrement pessismiste des choses. Dans mon souvenir, l'appart était laissé à l'état de taudis, d'une chaleur saharienne car j'avais laissé le chauffage, il y avait trois mois de vaisselle kraspoueque dans l'évier et des cendriers qui débordaient eud partout. Je ne parle même pas de la chambre (ensevelie sous les décombres vestimentaires et ornée d'un troupon de moutons en patûre, ni de la salle de bain, dans un état post-tsuniamiesque.
Et ben faut croire que non.
Vu que Madame Maître Chronique s'est esclamée à l'ouverture de la porte (j'entendais SOphie Davant et Olivier Minne et mes coéquipiers qui me hurlaient "viiiite, la clepsydre, viiiiiiiiiiiiiite"): "oh ben c'est propre. Et c'est décoré avec goût!"
J'étais pas peu fière du compliment. D'autant plus que, fuite en avant dépressive ou esprit pratico-pratique, j'avais gardé pas mal d'emballages et de cartons, donc en à peine deux heures le gros de l'appart était déjà empaqueté.
Et le resto reservé, on va pas se priver de bonnes choses non plus.
Tout ce beau travail fut donc récompensé par une promenade vivifiante et un délicieux dîner.
Sauf que j'avais pas (voulu) pense(r) qu'il y avait ça:
...mais j'en dis pas trop plus à ce sujet, je laisse les honneurs à Maitre Chronique.
Enfin pour les néophytes qui n'auraient pas approché la culture locale, voir cet article sur le carnaval, et celui là sur le parler de la région...
Bref, je n'en dis pas plus, sachez seulement, car cela aura son importance pour la suite de cette note, que les carnavaleux portent par tradition un parapluie (au bout d'un long manche) en espèce de papier crépon.
La PME familiale a donc regagné ses pénates, pour parler djeunz on a squatté mon appart ensemble, c'était assez marrant, hop une petite boule rose pour dormir (elles sont vertes et je suis malheureusement obligée d'en repasser par là, les insomnies me pompent l'air et mon peu d'énergie), et après une bonne (mais courte) nuit de sommeil la PME était repartie.
J'ai retrouvé le lendemain ma sympathique boulangère pour le ptit dej, et heureusement que je quittais la ville car elle est maintenant mon ennemi à jamais (enfin c'est plutôt moi son ennemie)...comme toujours on fait un brin de causette, elle regarde le ciel (gris à souhait) d'un air entendu et me dit:
"j'espère que ça va rester comme ça, faudrait pas qu'il pleuve"
et évidemment je réponds du tac au tac:
"ouais ça m'embêterait bien, j'ai de la route à faire"
Quelle erreur. La déconfiture totale sur son visage. La déception. Voire la haine et le mépris.
"nan", poursuivit-elle d'un air pédagogique pas franchement à mon goût (ouais, en ce moment, la pédagogie et moi c'est mouaif) "c'est pour la bande de JeanPaulRouvecity, faudrait pas qu'il leur pleuve dessus" (ben oui les pauvres, c'est le loisir annuel)
Et là, moi dans un éclat de génie, genre, ta gueule moi aussi je connais la culture:
"au moins, leurs parapluies leur serviront à quelque chose"
Bon, là je suis partie avant qu'elle me jette des petits pains à la figure.
Ce qui n'a gâché en rien l'efficacité de notre PME, le temps que je sois à l'origine d'une rixe autour de la boulangerie Maître Chronique et Madame avaient poursuivis leurs efforts.
Il était donc l'heure d'affronter l'épreuve que redoutent tant de femmes (croient les hommes, et je les merde): le plein et la pression des pneus.
Donc pendant que j'arrosais Bibiche, Maître Chronique s'enquissait d'un lieu où je pourrais donner une bouffée d'oxygène à ces quatres roulettes (et apparemment là haut, c'est pas chose facile), et n'ayant pas obtenu de réponse satisfaisante (enfin si, mais là haut ils ont tendance à te dire: "tu vas là, c'est tout droit [ouais, de fait]et ensuite faut tourner au deuxième ou troisième feu à droite, après le CHampion [j'ai JAMAIS trouvé le champion] et après on peut pas la rater" et toi tu dis merci comme un con mais ça t'avance pas).
Mais il fallait absolument vérifier ces pneus (vu que Bibiche allait être transformée en mini-camionnette), et j'ai donc mis à profit ma connaissance de l'endroit pour passer une à une les stations service et en trouver une où le trucàpneu serait en activité. Coup de pot, ça a été la deuxième, et j'ai donc regonflé (seule comme une grande ces petites choses)
Bon là je voudrais être vilaine je dirais ça m'étonne pas que les hommes aiment tellement les voitures parce que ça demande quand même pas trop de réfléchir. Mais on pourrait m'accuser de féminisme primaire. (mais démontrez moi le contraire ça m'intéresse)
Une fois la sécurité routière assurée, on a rempli les voitures, nettoyé l'appart et mis les voiles.
Avant d'atteindre l'autoroute, Maître Chronique m'a dit, en voyant une autre station service, "tiens elle est po chère celle là, ça pourra servir pour la prochaine fois"
Ben tiens, j'en ai tellement rigolé que du coup j'ai conduit les 500 bornes, avec ma casquette de Cuba Libre, et sans le xanax du midi quand même (alors je ne sais plus qui est le crétin qui a voulu me faire croire que je ne pourrais pas conduire 40 minutes, mais j'en mouille ma culotte de rire, comme une hyène, et pour changer, je le merde aussi)
Donc non seulement on a fait du transport express, plus un service de déménagement et récurage, plus reporters sur des us et coutumes totalements étrangers aux nôtres, mais c'est pas fini....
Quand je me suis réveillée ce matin, après une bonne nuit (merci la boule rose), où j'ai déséspérement tenté de sauver une pom pom girl pour sauver le monde...j'airetrouvé le reste de la PME en train de faire des plans D&CO dans la cuisine...............ils s'étaient transformés en Valérie Damidot et mon Franky pendant la nuit!!!!!!!!!!
20:10 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.01.2007
Qu'est ce que tu fais pour les vacances?
Ben en fait la sensation de fatigue n'était pas feinte...vendredi soir, peu après avoir publié la dernière note, j'ai été saisie de douleurs au dos qui se sont vites étendues à tout mon corps, puis de frissons douloureux, impossible de faire le moindre geste par moi-même.
Comme j'ai toujours tendance à me sous-estimer, j'ai mis ça sur le compte de la contrariété (? va comprendre Charles) puis d'une éventuelle infection urinaire (c'était mon option à l'agreg) voire (mais là on donne dans le fantasmagorique) syndrôme pré-mentruel virulent (un des avantages de la d*** c'est que t'es plus indisposée, c'est quand même classe, si j'avais su)
Bref, je laisse passer la nuit et rentre chez Maitre et Maitresse Chronique le samedi midi pour préparer mes bagages, mettant mon état cette fois sur le compte d'un quelconque trouble psychosomatique, d'une force électro-magnétique tentant de me retenir au domicile familial plutôt que de regagner ce grand nord que j'affectionne si peu, même si certains de mes élèves et mon appart me manquent (et mon mug Kellog's aussi)
Sauf que sauf que, dès que mes doux parents m'aperçoivent, ils m'ordonnent aussi sec "toi! cet aprèm! médecin! grippe! pas repartir!" (ça pas du être dit comme ça mais c'est ce que j'en ai retenu). Bref, je me fais conduire aux Bains Douche où m'attendent non pas Dadid et Cathy Guetta mais un docteur expéditif qui jongle entre paumés en quète de Subutex et grippés en mon genre.
Samedi, dimanche, me souviens pas ou si peu, lundi ma docteure préférée avait confirmé le diagnostic avant même que je l'installe au salon.
C'est moins le flou aujourd'hui mais bourdel une vraie grippe, c'est une vraie aventure.
Et en parlant d'aventure, y en a une belle qui m'interroge décidément beaucoup en ce moment, c'est l'aventure du couple et en particulier l'aventure du couple qui tente d'organiser ses vacances d'été. Enfin des vacances d'été.
Que je l'annonce à ceux qui l'auraient pas encore compris: j'adoooore voyager, hors des sentiers battus de préférence. J'adore déambuler dans des villes, en intégrer le schéma, les odeurs, les bars et la bière et les garder en moi.
C'est ainsi que je garde Barcelone, Vienne, Prague, Budapest, Split et Dubrovnik, Istanbul, Florence, Bari, Athènes, Mykonos (beurk mais bon), Sofia, Varna, Bucarest (trouillomètre à zéro) et la Transylvanie et bien sur Londres, Manchester, Liverpool, Dublin, Paris.
Bref.
Par où commencer? Le Lad a toujours tenu pour acquis que je suivrai sourire aux lèves et maillot sexy sa petite tribu à Chypre. Ben ouais attend forcément une voyageuse comme moi ça dit pas non à Chypre.
Seulement la Fraise, toute dépresive qu'elle soit a un caractère en acier trempé. Et sait à quoi elle doit s'attendre.
Parce qu'à la Toussaint, j'avais adorablement (oui je sais je suis une crème) proposer au Lad de ne pas aller à Tenerife (problème de sous pour lui) et à la place d'aller chez ses parents.
Grand bien m'en a pris. Bioutifouleparents sont adorables, mais déjà ils fêtent pas Halloween et surtout quand on est chez eux, c'est la mort du couple, le Lad me faitplier à ses règles, car on est dans SA famille dans SON pays et fini l'indépendance et la liberté de deux amoureux.
Alors je veux bien donner dans ce registre pour cet été (sachant que la tribu sera en nombre et formera un bloc homogène 24h/24 au milieu d'un resort plein de congénères, vachement mon genre quoi) et qu'il sera attendu de moi un sois sexy et tais toi, on est dans MA famille dans LEUR maison.
Bref, ma condition à tout ça se résume à une très simple alternative (que je qualifierai sans gêne de fair enough)
- soit on se fait une semaine ailleurs à deux
- soit on va juste à chypre mais dans ce cas on loue un 4 x 4 (que je pourrai conduire en rêve ahah) et on vit, aussi, notre vie.
Or, il apparait très clairement qu'aucune de ces deux propositions ne semblent satisfaire mon conjoint. Trop couteux, respectivement financièrement et affectivement.
Bref, je profite de mon état (et du luxe ordinaire d'un portable équipé du Wi-Fi) pour entamer quelques recherches sur des vacances en solo...
j'ai déjà trouvé: -le Sénégal en quad (mais faut être deux pour se relayer sur l'engin, anyone interested?)
- le Burkina Faso en mobylette (j'avais vu ça à la télé ça a l'air délire)
- (mon préféré jusqu'à présent): la Hongrie en Trabant
Donc, idées, commentaires et suggestions bienvenue!
Euh sinon je viens d'apprendre qu'un ami de très très longue date vient d'être papa, et c'est une goutte de bonheur dans mon coeur ça!
13:00 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
05.11.2006
Tea-time
Mis à part la note morose précédente, me voici revenue de quelques jours de repos chez mes désormais officiels bioutifouleparents.
Que je vous raconte...c'est étrange, l'Angleterre est mon deuxième pays, celui du coeur et depuis de nombreuses années je ne m'y étais pas sentie à l'étranger. Alors, c'est peut-être parce que pour la première fois, j'étais chez des vrais en tant que membre de la famille, mais j'ai vécu ce séjour avec une drôle de sensation (oui oui celle là même de l'apprenant...)
Considérations organisées:
***où les bioutifouleparents sont officiellement civilisés***
Pour des anglais je veux dire, uhuh
Point de double robinets, un brûlant, un glacé, mais un mitigeur.
Point de chasse d'eau sur laquelle on appuie mais une vraie (si vous voyez ce que je veux dire, parce que si on appuie dessus quand même, mais on la presse, c'est pas celle qui est sur le côté et qui marche une fois sur deux)
Point de machine bizarre à boutons rouges et bleus pour faire couler de l'eau tiède de la douche mais un système tout à fait continental.
Point de frites à tous les repas mais des repas sains, équiblibrés, non gras, légumeux et poissonneux. Miam.
Point de repas plateaux devant des soaps mais de longs repas attablés à parler.
***où il est parfois difficile de comprendre le patois local***
J'ai aussi rencontré bioutifoulebrozeur, ainsi que future bioutifoulesisteure officielle (vu qu'elle a dit OUI, ooooooooh). Il nous attendait à la demeure parentale pour la remise officielle des clés. Accueille son frère et commence à produire des sons qui ne ressemblent à aucun langa maitrisé par ma petite personne. Puis, sans me regarder, mais tout en étant quand même vaguement tourné dans ma direction, sort cette fois de sa bouche un son qu'on pourrait reproduire graphiquement comme "orwroite?" (notez l'intonation qui m'a fait comprendre qu'il s'agissait d'une question). Puis s'empare des bagages et dit (oh! c'est de l'anglaiiiiis!) "mais vous avez des affaires pour au moins deux semaines!"...mais alors qu'est-ce qu'il m'a dit avant? Ma profession (désormais en point d'interrogation, mais c'est une autre histoire) m'a permis de maîtriser avec brio la technique dite d'inférence. Je déduis donc du contexte que le sens de l'éructation était probablement quelque chose comme "salut, c'est là fraise c'est ça? moi c'est bioutifoulebroeur, enchanté de te rencontrer j'espère que tu n'es pas trop fatiguée par le voyage?"
Bon, par la suite on a réussi à communiquer, c'est même un charmant garçon.
***où le secret est dans le lait***
Quelques 3/4 d'heures avant notre arrivée à Ladcity, mon Lad s'arrête pour faire un plein( outrageusement dispendieux si je puis me permettre) et retourne à la voiture avec une double pinte de lait frais, ce qui ne me surprend pas le moins du monde. Une fois arrivés, et une fois mon BioutifoulebrozeurDécodeur mis en route, je découvre que lui aussi nous a apporté du lait frais "comme ça on manquera de rien"...là je commence à me dire que leurs moeurs sont bien étranges, et je m'autorise un brin de surprise. Mais bon, comme ça quoi...J'ai mieux compris pendant le séjour, quand Bioutifoulemozeur me demande si je veux du sucre dans mon thé "oui, volontiers"...et j'ajoute "et du lait". Sur ces lèvres s'épanouissent un large sourire affectueux "à l'anglaise donc" me dit elle...et je vois dans ces yeux, que oui, c'est sure, je suis la bonne pour son fils (et tant mieux, parce qu'on a eu beau leur expliquer, la Pax Inglesa, c'est un concept qu'ils ne pigent pas....)
Et je garde pour moi tout le reste, dont un dimanche après midi en particulier qui restera gravé dans mon coeur....
Vivement les prochaines...
11:40 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07.08.2006
ici Manchester
... ou la vie s'ecoule plutot calmement, ce qui n'est pas plus mal, je commencais a etre singulierement crevee en fait.
Alors comme il se doit, vu que je suis chez les grands mechants bretons, j'ai bien entendu reussi a siroter quelques pintes de lager (pas assez a mon gout cela dit), je me promene le soir dans les couloirs en sifflant des briquettes de Ribena, je peux faire plein de shopping le dimanche, je m'enduis le corps de baby lotion, je mange tout et n'importe quoi avec des frites, tiens j'avais meme oublie qu'ici j'aimais la mayo (zut de zut), et bien entendu, ici on mange a 18h (bah ouais sinon ca serait pas l'Angleterre), et bien entendu ici le matin, on sait jamais comment s'habiller, mais c'est pas grave chui une fille donc je peux me changer trois fois par jour, uh uh. Et comme j'ai fait plein de shopping (vu aue hier c'etait dimanche) et que je suis crevee, je passe aussi plein de temps vautree devant mes dvd de Fawlty Towers et My Family, dans un grand canap en cuir vert, en sirotant du Nescafe ou du the (mais pas trop c'est pas du PG Tip) et quand la faiblesse me prend en grignotant des custard cream.
Sinon, il parait que je suis quand meme la pour bosser. Enfin, bosser, c'est un bien grand mot.
J'explique: les 45 affreux petits cheris dont nous nous occupons ont paye tres tres (tres) cher pour une session de 15 jours Anglais et...musique ou theatre ou danse ou comedie musicale...Donc, mon boulot, le matin (si l'envie m'en prend) je vais assister a une partie des trois heures d'anglais (et la je m'ennuie comme un rat mort, parce que meme avec mon cerveau de prof en vacances, ben je suis desolee, mais c'est nul) et l'aprem je vais voir une partie des activites (ou pas, genre pas demain parce que demain j'ai rdv chez Toni and Guy, ou desfois je prefere aller boire un cafe et continuer a depenser des milliards de roupies). Et par contre les cours de l'aprem, la ca dechire...Quand j'ai vu theatre, ils ont commence avec un extrait de Romeo and Juliet (uh uh le meme aue j'avais fait en cours et meme que Luke-le-prof-de-theatre-trop-cool il a raconte les memes trucs que moi)...la ils travaillent un extrait du BFG pour demain et normalement ils vont faire un extrait de Streetcar named Desire pour la fin du sejour. Ca assure donc un max.
Et la tout de suite en fait, je me suis enfuie du cours de danse (jsuis pas danseuse pour un sou, sauf les soirs de decheance dans le noir avec trois grammes dans chaque bras), parce qu'en fait c'est des cours de hip hop et de street, et au debut du cours j'ai deja commence a avoir le menton par terre et a trouver ca impressionant, mais le hic c'est qu'ils faisaient ca au ralenti. Et a vitesse normale j'ai rien compris.
Je precise d'ailleurs qu'on loge en plein manchester, pour ceux qui connaissent juste a cote d'Urbis dans l'ecole ou il y a la plus vieille bibliotheque de la ville. Donc evidemment les affreux petits cheris, des qu'ils ont du temps libre deguerpissent pour aller faire du shopping ou boire un verre au Hard Rock Cafe.
Il y en a pour qui la vie est dure.
Donc vous me direz, quand est-ce que notre presence est requise et qu'on travaille? C'est la que c'est drole...le soir...apres 23h, heure a laquelle nous renvoyons chacun et chacune dans son dortoir puis 23h30 ou c'est l'heure d'etre dans sa chambre.
La c'est a coup de pelles que ca se passe. Mes collegues, toutes enseignantes en primaire et ignorantes de cette peuplade etrange qu'est l'adolescent ont au depart desapprouve mes manieres et m'ont traitee de colonel...elles auraient voulu faire dans la psychologie, la discussion, l'eloge de la maturite et j'en passe. J'ai un peu rigole sous cape et quand elles ont commence a s'enerver parce que leur methode marchait pas, j'ai repris les choses en main, pousse deux trois gueulantes avec des menaces de mort ("je vous prend encore a etre 18 dans la chambre a 23h04, demain c'est tout le monde qui est au lit a 9h!!!!!!!!!!!"), le tout saupoudre de sarcasme a la fraise ("bon tu decolles toi ou ton surnom c'est Pansement?) et puis bizarrement, ca marche tout de suite mieux (et que je sache, mes petits eleves cette annee ont pas eu l'air de se plaindre, alors que je crois quand meme les avoir remis a leur place au besoin...).
Une fois la methode comprise, on a pu l'appliquer a divers problemes nocturnes (cas assez typique, et je me demande si je ne vais pas rediger un "Rough Guide to Group leaders unaware of teen habits"): donzelle egaree dans la chambre des males les plus males du groupe, fumage interdit (assorti de prenage-pour-une-conne, auquel j'ai retorque par un tu-perds-rien-pour-attendre pique), buvage interdit, male egare dans la direction opposee de l'ecole a 21h50 (soit 10 minutes avant la fermeture des portes), etrangement en direction du festival musical du jour..., mensonge ehonte (ceux la je les aime bien), excuses bidon pour remonter chez les filles et autre prises de douche a 00h30 (sont barges). Sans compter les donneurs de lecon qui sont relativement nombreux dans ce petit groupe, mais pareil avec l'entrainement ils me font pas peur...Bon puis y a aussi les vomis sur la moquette, et autres "j'ai pas fait de bisous a ma copine avant d'aller dormir"
Donc voila, ca ca nous occupe de 23h a au moins 1h du matin (et puis c'est toujours les deux memes qui s'y collent, dont votre obligee), et ensuite je me tranforme en Grande pretresse de la paranoia dotee d'Une Ouie Surentrainee...comme d'habitude je m'arrange tout le temps pour avoir les meilleurs plans (genre les couloirs des petits etc), la je me suis collee chez les garcons...y a certes moins de tirage de cheveux que chez les filles, mais c'est sportif, bref des que j'entends un grincement de porte, me voila a entr'ouvrir la mienne afin de verifier la nature et raison du deplacement...
Alors pour etre prete et armee ce soir dans la guerre des tranchees...on a quand meme prevue une petite soiree pub avec les profs d'ici ^^
17:05 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.07.2006
Dumb and dumber
Ca yest, c'est fait, blogi et moi on a decide de se concerter avant d'ecrire les notes, histoire de pas raconter la meme chose...
Aujourd'hui donc, episode "le scooter vu de l'arriere"
Hier on s'est motivees pour louer un scoot, vu qu'on en a jamais conduit un ni l'une ni l'autre, ca promettait.
Pour mon humble cas, ce fut vite regle...la cruche que je suis a gentiment laisse son permis sur son bureau a la maison, avec les papiers d'identite et les cles de bibiche (aka my car). Hors en grece, y faut un permis pour conduire un tel engin...tant pis pour ma pomme je monterai derriere.
Comme on est prudentes, on s'est dit qu'on irait chez Avis et pas chez un local Rent-a-bike...l'affaire fut vite emballee...la nenette nous esplique en vitesse comment ca marche, et blogi prend son courage a deux mains pour maitriser l'engin. Un petit tour de rue et hop, je monte dessus...autant qu'elle aprenne a maitriser la chose avec mes quelques kilos a l'arriere...Je precise aussi que contrairement aux locaux, on opte pour le port du casque...bon bah ca c'est "tu te fais remarquer" direct...
Et c'est parti pour Super Paradise Beach, chaudement recommandee par Panos...let's go! A...youhou, 25 a l'heure, apparemment le truc refuse d'avancer plus vite...
Je peux donc tranquillement admirer le paysage et la mer ainsi que mon sourire crispe dans le retro...je l'admire beacuoup mais les premiers kilometres de blogi sur Typhoon ressemblent etrangement a ma propre conduite, sauf qu'il y a pas de tole autour. Et que les routes a mykonos, c'est assez particulier.
En effet, approchant SPB, la route se transforme en une sorte de labyrinthe zigzagesque, avec des creux et des bosses. J'ai quand meme un peu peur et je m'accroche a son t-shirt...j'entends le casque devant moi, les dents pleines de moucherons qui grommelle "tu peux t'accrocher a mon tshirt, mais pas tirer desssus" (apparemment les conducteurs qui venaient en face risquaient l'accident en permanence...
On arrive pres de la plage, le paysage a peu pres desertique partout est carrement lunaire, y a une pente a 18.000 degres....houla...comment on va remonter ca?
On descend du scoot, on sort tous nos muscles pour le garer (on avait pas encore tout compris...), mais apres quelques bosses et quelques bleus, l'affaire est reglee.
C'est la que je lache le truc. "t'as vu la jauge?" "euh, non je regardais la route sinon on allait dans le decor. Pourquoi?"
"bah je crois qu'on rentrera pas"
Autant vous dire qu'on a pas vraiment profite de SPB. Je m'etends pas dessus, Blogi doit raconter...mais la perspective de la cote a monter + la jauge vide, au milieu de nulle part, c'est quand meme pas top.
On decide donc apres un plouf dans l'eau glacee de retourner au scoot.
Qui veut pas faire trois metres qui emet des cris de douleur.
Je descend, meme chose, le bruit change...bingo! plus d'essence...finalement, heureusement au'on est encore a SPB...On passe donc un coup de fil a Avis, blogi tres pro envoie chier le mec qui sous-etend qu'on est des dindes et qu'on aurait du verifier avant de se lancer a l'aventure (surtout pour aller LA), et elle lui demande en gros de fermer son clapet et de nous dire si OUI ou NON y peut nous depanner.
On profite de l'attente pour admirer le defile des scoots qui montent la cote avec plus ou mois de grace ou de succes, on se marre bien, les mecs rigolent en voyant deux dindes en rade au bord de la route...finalement M. Avis arrive, voit qu'on est normales et nous fait le plein (1 litre, enfin ca fait un demi plein)
Et c'est reparti!
Enfin...
Blogi maitrise pas encore trop bien l'accelerateur, du coup elle fait vrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrroum au lieu de faire des petits vroumvroum (je sais j'ai fait du quad), et des qu'elle fait ca, ca va mieux...celadit je me tape quand meme la cote a pied, casque sur la tete (so funny, i kmow)
Apres l'epreuve de la cote, la c'est carrement le pied....45 a l'heure ( et ouais, ca marche mieux avec de l'essence) je peux admirer le coucher de soleil sur l'ile et la on commence a vraiment s'amuser...
Et c'est encore mieux le soir quand on le reprend pour aller diner, Typhoon est notre plus fidele allie...meme s'il faut quand meme avoir le coeur accroche pour se faire des virages a flanc de montagne avec des bourrasques de vent assez terrible dans la figure...
Sinon, je sais que Blogi parle du hype mais je me permets quand meme cette petite incartade...pour parler de mes nouvelles chaussures, celles au top de la hype a Mykonos...(oui, mon sac est plein, j'en ai pas besoin, mais je les aimeeeeeuuuh). Tout le monde connait mon gout pour les pompes pointues et mon degout pour les spartiates. Ici on trouve un entre-deux a vous rendre vert de jalousie: elles sont tres tres plates, avec un bout triangulaire, des petits clous qui suivent les orteils et j'ai opte pour une version argentee et petite bride, sans talon (j'aurai prefere, mais celles ci sont artisanales, j'aime biem encourager le petit commerce)
Au fait...je crois aue quand on s'est gare, la jauge etait (presque) a 0....
14:55 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.07.2006
We are in Mykonos
bon les gars, la le periple a bien avance...en vrac: 2 h de squat dans une gare pourrie (mais y avait un photofun alors ca a ete je me suis amusee deux secondes), apres on a failli rater le train pour Bari (pourquoi y a DEUX quais 4 dans les gares italiennes, hein?)
On a donc decouvert Bari, et c'est tres chouette
Mais je passe y a plein d'autres trucs
Nuit sur le ferry: vec les centaines d'autres pauvres backpackers comme nous, tous refugies dans une grande salle, avec bar (et piscine non ouverte)...on a donc eu tres peur de devoir dormir sur le sol, mais en fait non, on a reussi a chopper le lit de luxe: le banc!!!! bref niut de reve
ENsuite on a trop masterise a l'arrivee a patras, on etait les deuxiemes a avoir notre ticket et tout trop la classe.
Sauf que...arrivees a corynthe, ils nous ont bloque, interdit de monter dans le train, trop plein, quota backpacker excede...moi aussi j'etais excedee du coup, on a passe une heure dans cette gare au milieu de nulle part pour finalement sauter dans le train suivant, sauf qu'il allait pas a la gare a athenes ou on avait rendez vous avec Panos le colloc grec de blogi mais a l'aeroport, et on devait changer mais on savait pas...bouhou, heureusement les grecs sont sympa et dispo a aider les pauvres perdues comme nous
Bref, avec une petite heure et demie de retard, on atteint la GARE d'Athenes, accrochez vous, a peine plus grande que celle de Thionville pour ceux qui connaissent!
Notre chauffeur etait la et nous a embarque dans son Audi A3 (rien que ca) dans le grand bordel au'est Athenes> Je vous previens c'est une ville plutot laide, aucune coherence architecturale, un grand bazar desorganise. On arrive a son appart pour decouvrir une sorte de penthouse trop classe avec une gigantesque terrasse...on va voir la vue, et la....'holy fuck!!!!' (scuse me french): le parthenon, en face de nous...
Mais le mieux dans tout ca, c'est qu'on a ete privees de trucs a touristes...si on a eu le droit de visiter le suscite Parthenon, mais sinon on a vecu deux jours a la grecque (de luxe)....sans horaire pour rien, Panos nous a entraine dans tous les lieux chics et brqnches de la ville...
Cafe Escoba au nord, sur les collinesm avec les meilleures margarita du monde, et quelques modestes echoppes autour (Gucci, Vuitton and so forth)
Le lendemain fin d'aprem (vers 20h quoi)...Cafe chez Ble, un immense Bar Lounge en bord de plage
Et rebelotte a Nea Makri, la ou la famille a sa maison d'ete (maison collee dans les 70s)...'let's go to the beach!' OK!!!!!!!!!
Sauf que la plage en Grece....c'est cafe avec parasol et transat...mais de luxe quoi
Et rebelotte le soir a La Costa ou on a passe la soiree les pieds presque dans l'eau (je jure), transats, boissons, pop corns et tout
ET je vous passe notre ebahissement sur les toilettes desgin 9this is not an understatement) au'on trouve ppartout.
Bref, on avait de grands yeux ebahis et il trouvait ca parfaitement normal
Matinee sur le ferry jusqu'a Mykonos au'on decouvre toiut juste (je vous aime les loulous pour attaquer quasi direct par un cyber), j'ai bien sur pris un bronzage totalement absurde...on est logee dans une petite maison blanche et bleue...comme c'est un peu loin a notre gout, on va louer un scooter (woooooooooooooooh)
Qui dit mieux?
Malaka!!!!!!!!!!!!!!!!
15:14 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2006
Woh oh oh oh oh
(a chanter a la White Stripes)
(je hais les claviers qwerty...)
que dire mes enfants que dire?
premier arret dijon, cite de la moutarde devant l'eternel, on a des preuves en photos
cette premiere etape se place bien entendu sous le signe de la coupe du monde... exemple: Milan, 7h40 du matin hier, on decouvre que notre train de 8h est annule, et le type au guichet voyant qu'on etait francaises nous a esplique en long en large et en travers qu'ils allaient nous mettre la patee, alors que nous on voulait juste des infos sur les trains.
Sinon quand c'est pas foute on marche pendant des kilometres pendant des heures parce au'en fait on est barges, il fait 38 a l'ombre...mais bon c'est pour la bonne cause, c'est magnifique, meme si avec un peu mois de vavavoum aue d'autres lieu deja vus...mais...
c'est surtout le pays des pompes, des sacs, des lunettes, bref de la hype
c'est aussi le pays des pizza des pates et des glaces, bref du gras du bide
c'est surtout un pays qui a explose hier a la victoire, et meme si je suis decue (en meme temps je parle plus a zizou) c'etait excellent de voir ca de l'interieur...des heures et des heures de (allez, c'est cliche mais c vrai...defile de vespa et de bagnoles avec des filles et des garcons dessus qui brandissaient le drapeau italien...et nous pauvres heres emballees dans deux demis drapeaux hollandais, soutenus par nos camarades de fortune: un couple americain et un jeune canadien, ils sont courageux.
Et mesdames! les celibataires: je vous annonce ici une habitude inconnue au dela des frontieres: en cas de victoire nationale, le rital tombe la chemise...et pas que, blogi a des photos!
Bref, ca commence tres bien mes pieds ne supportent plus les tongs je me suis donc mutee en babos grace a une paire de birckenstock qui fera le bonheur de mes petons et de mon dos!
Tout a l'heure, depart ( faut deja qu'on trouve l'autre gare) pour Bari via Bologne, bref encore une autre nuit en train cuschette, et ca aussi c rock n roll...demain bari (on ne sait pas ce qu'il y a, rien) avant de prendre le ferry pour Patras et rallier Athenes pour mercredi aprem...bref, on espere (pas) deux jours sans douche...
Italia e la piu fortissima!!!!!
18:32 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08.07.2006
En voiture Simone!
17:08 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.06.2006
Ne parlons pas des choses qui fachent
Ca serait très très dommage. Surtout que pour l'instant, rien n'est fait. Même si malgré tout je vire doucement vers l'insomnie chronique, j'ai pas envie de me morfondre.
Donc à la place je vais vous parler des vacances qui se profilent doucement à l'horizon....
Vacances placées sous le signe de: ![]()
voilà...le déplacement, le mouvement perpétuel, la vitesse...
les voisins raleurs, les sièges qui font mal au cul, les positions les plus incongrues pour dormir
les pieds qui puent aussi
Car, mesdames et messieurs, pour les moins chanceux d'entre vous qui ne feraient pas partie de ma nomenklatura et ne seraient donc pas au courant, j'ai l'honneur et l'avantage d'annoncer ici officiellement
MON TRIP INTERRAIL AVEC BLOGI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ca fait deux ans qu'on en parle, des mois qu'on se penche dessus, qu'on regarde qu'on observe....
Alors, pour vous donner un avant-gout (et devenir hyper populaire avec tous les surfeurs du web qui cherchent comme moi en vain témoignages et renseignements sur ce périple)...petit teasing, et puis je reviendrai régulièrement dans les jours à venir avec plus de précision et tout et tout....
Avec interrail, on peut aller tout là:
15:25 Publié dans Sometimes, I also go abroad | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
































