30.03.2008
Pensée morbide
Ca m'obsède depuis 3 jours. Et j'en ai parlé à personne tellement j'ai honte.
Que deviennent nos comptes mails, nos blogs, nos MySpace, nos pages Facebook quand on est mort?
C'est grave docteur???
11:51 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
23.02.2008
Devoir de Mémoire
Ou comment te faire patienter
J'ai plein de choses à dire, en fait. Mais jte préviens le ton va changer. Ou pas.
En attendant, j'ai eu une idée de génie. Qui pourrait faire de moi une présidentiable d'excellence (en plus d'être fucking sexy)
Je souhaite que chaque enfant de CM2 porte en lui la mémoire d'un mot rare ou en danger.
Aménité, Patte-pelue, juxtalinéaire et autres myriagrammes vont enfin être sauvés par mon initiative.
Que Simoune Vieille s'exprime si elle s'oppose à mon projet de civilisation.
(voui voui ça rend con, enfin ça rend con, ça révèle ma connerie plus que sous-jacente. Voilà, c'est révélateur)
21:25 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10.02.2008
Nombre premier
J'ai la grippe et je suis aux portes de la Léthargie avancée. Ceci expliquant cela.
Parfois, plein de gens autour de moi qui ne se connaissent pas créent autour de moi un réseau de questionnement qui se confond et se fait dense.
Qui suis je? A quoi je ressemble?
J'entends des remarques de ce genre très régulièrement...surtout avec la publication des photos, mais toujours...paradoxale, boule à facette, méconnaissable.
Les amis qui voient les photos au fil du temps ne comprennent pas. Hier encore, une copine (bon de soirée, pas non plus que je vois tous les jours) ne m'a vraiment pas reconnue du tout. Et pourtant, il y a d'autres gens qui trouvent des lignes directrices, qui refont mon histoire et décèlent, dès mon plus jeune âge, une trace de sérieux, d'espièglerie, de...
Cet état de fait m'a toujours énormément troublée. D'abord parce que je ne ressens pas le besoin de me définir, pas précisément, pas avec des mots. C'est peut-être un tort mais c'est comme ça, placer des étiquettes sur ce que je ressens est très difficile.
Je serais bien incapable de citer 5 défauts, ou 5 qualités pour me définir. Pas par manque d'envie de me regarder en face, mais parce que la notion de définition moralisante m'échappe. Je suis orgueuilleuse, parait il, mais cette fierté a tout prix m'a aussi souvent poussée, alors bien ou mal?
Mais le plus dur dans tous ça, c'est de me débattre et de ne pas laisser les autres me définir, et c'est extrêmement douloureux. Je me suis souvent sentie comme un têtard qu'on voudrait fixer de force et qui glisse entre les doigts pour ne pas être prisonnier.
Cette partie de la relation à l'autre m'a joué des tours bien souvent. A force d'être une chose et son contraire, j'en ai fait fuir plus d'un. J'ai eu un chéri qui m'aimait avec des lunettes penchée sur un dico, et beaucoup moins, voire pas du tout, en train de danser jusqu'au petit matin sur un podium. Je n'ai jamais compris pourquoi, pas plus que je n'ai jamais compris les jugements tranchés sur sa façon de penser. Tort, raison? Je ne pourrais pas dire.
Desfois je me demande si je ne devrais pas plus m'affirmer face aux gens, me déclarer comme ci ou comme ça pour m'épargner des déconvenues, pour éviter des déceptions. Je commence à y arriver, du moins à poser des limites et dire, ça c'est pas moi.
Mais dans le fond, je n'en ai vraiment pas envie.
Je lis, moins qu'avant, et j'espère bientot plus, j'aime le cinéma, écrire, et pourtant je ne m'y attelle pas assez sérieusement, je me trouve enfin moins moche, sans trop savoir pourquoi, j'ai envie d'aventures et de voyages même si mon centre de gravité est ici et que je ne veux pas en partir, j'aime cuisiner et j'aime mon intérieur, même si je reste bordélique, et que ça ne me plait pas. Et je fume, mais moins, je bois, beaucoup moins, j'ai tendance à dire ce que je pense, mais je sais me taire quand il faut.
Et j'ai le sourire, enfin.

19:47 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
19.01.2008
Darwinisme musical
Si t'es pas Américain, à priori tu connais bien la théorie.
On arrête pas le progrès qu'il disait le père Charles.
Et je confirme (merci Emilie pour cette contribution exceptionnelle à l'histoire).
Tu vois moi j'ai toujours eu des gouts de chiotte en musique, et surtout dans un genre particulier qui est la "dance" (comme on appelait ça dans les années 90) dans toutes ses variations jusqu'à la trance et autres abominations musicales syncopées du même gout.
Voui monsieur, même de bon matin
Bref dans ma voiture, en général y manque que la boule à facettes sinon tu te croirais un peu sur le dancefloor.
Et fin de la crise de post-adolescence passage à l'âge adulte je me disais "ouéééé, jvais faire ce que je veux dans ma voiture, écouter ma daube toute pourrie que jaime"
Seulement après une journée de cours, ça fait mal à la tête.
Et Space Oddity c'est vachement bien quand même....
Bref, même moi finalement je m'auto convertis à la bonne musique.
Sinon c'est l'anniv du papounet, quoi qu'on dit?
Happy B'Day Papounet d'amour!!!
10:53 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08.01.2008
Deictiques
ou comment utiliser le langage à mauvais escient
Les déictiques sont des marqueurs compréhensibles uniquement dans le cadre de la situation d'énonciation. (donc là jte claque ton becquounet et tu t'aperçois que ce côté léger et superficiel n'est qu'une grosse blague)
Jt'explique.
Ben tiens, Je, ici c'est moi et te...ben c'est qui se sent concerné...
Jte vois demain. Demain c'est le jour d'après le jour où la phrase est prononcée.
Je t'aime. Idem
Donc pour résumer ce sont des petits outils linguistiques bien pratiques nos amis les déictiques.
Encore faut il les utiliser à bon escient.
Tout à l'heure, j'étais en salle des profs, en train de tradouilloter un article de fion made in Prune (payée à rien fiche je vous dis), quand mon téléphone sonna.
Pas de numéro.
Tintin je réponds pas. Au cas où ça soit le rectorat, faudrait pas non plus abuser, en plus j'avais cours.
En sortant je profite du calme et grand beau temps pour écouter mon répondeur sur la Voie Express.
Une voix de fille: "salut c'est moi (j'ai une bonne oreille mais là je voyais pas) tu te doutes pourquoi j'appelle (ben...non), je venais prendre de tes nouvelles vu la situation (là j'ai une vague idée mais ça pourrait être complètement autre chose) et je me suis dit que vu qu'il est midi tu devais être en pause (d'une logique imparable). Rappelle moi pour me tenir au courant (de????)"
Hé bien...voilà un message qui ne m'a guère avancée.
En plus la voix de cette fille ressemblait très étrangement à la mienne.
J'ai peur qu'il se passe des choses dans ma tête...
17:25 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16.10.2007
Sens aigu de la métaphore
A ma fée marraine qui me demandait si je trouvais un chéri (et ouiii encore, toujours, l'éternel débat, le couteau dans ma plaie, tout ça), j'ai répondu:
la densité en hommes intéressant pour ma vie sentimentale est relativement proche du taux de remplissage d'une devanture de boucherie à Bucarest sous le régime communiste.
Je m'aime et c'est déjà ça.
(et surtout je pouffe en imaginant une pauvre vitrine avec un vieux monsieur tout maigre dedans et tout plein de femmes qui feraient la queue avec des parka et des chapka)
22:44 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
16.09.2007
Incrédule
Déjà message à tous les gens fatigués du vendredi soir qui atterrissent par hasard devant Popstars (ou le dimanche matin si tu as la tnt ou le cable)...
je te conseille donc vivement de lire Chart Throb de Ben Elton. Pas (encore?) traduit en français, donc il faudra remuer tes souvenirs d'anglais...mais honnêtement c'est le meilleur background reading qui existe et après tu pourras te vautrer devant en toute bonne conscience.
Ayant lu ce formidable roman qui met au jour les rouages grossiers des prods de télé réalité, je reste donc baba devant l'énormité du programme. Foutage de gueule mais tellement cyniquement bien foutu que je me maudis de pas y avoir pensé avant.
Sinon en terme d'incrédulité et de "bouge pas je m'asseois tellement j'y crois pas" c'est les gens. Ben oui les gens. ALors je sais pas si c'est moi qui ai un problème (mis à part le fait que je suis totalement névrosée et que je ne mâche pas trop mes mots) ou si j'ai la schkoumoune (ça c'est possible) ou si je vais embaucher un chasseur de têtes pour sélectionner mes amis.
Mais entre la personne qui refuse de te voir du jour au lendemain (parce que machin aurait dit que truc lui aurait dit que tu aurais dit que, tu vois le truc), qui finalement te revoit pour mieux te pourrir tes soirées (t'y crois ça? j'ai passé une mauvaise soirée chez moi, je trouve ça incroyable, et je pouvais même pas partir).
Donc entre ça (ou "j'ai passé l'âge du bac à sable, merci") et en face le challenger,je cite l'ami que tu voyais tous les jours puis moins (genre au hasard parce que tu as une vilaine dépression) puis qui ne donne plus de nouvelles ni ne répond et qui....ah bah là facile te croise dans la rue et te jette un regard de mépris que tu pourrais avoir pour une crotte de chien acnéique (ou autre métaphore de chose méprisable et repoussante). Je te promets, j'en suis restée comme deux ronds de flan, essuyé une larme direct et tourné les talons.
Bref ça faisait quand même bien longtemps que j'avais compris que souvent les gens sont méchants, mais j'arrive quand même à ne pas comprendre. Et le pire dans tout ça, c'est de quand même se demander "mais qu'est ce que j'ai bien pu faire?"
Bref, si tu habites Fraisecity, que tu es normal(e), dépourv(e) de considérations infantiles et dôté d'un hédonisme simple (ce qui n'empeche pas d'intellectualiser et de refaire le monde non plus, hein sans dec), ben je recrute. Sinon ça me fera plus de temps pour Sue Ellen et Mme Solis et les autres quand même.
Pfff. J'aime pas écrire des notes comme ça, mais je trouve ça tellement absurde...
11:22 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
27.08.2007
Vieille conne?
Ca fait un bout de temps que je me demande si je suis pas en train de virer vieille conne.
Je fatigue.
Je soupire de vivre dans une société qui confond gouvernement républicain et complot médiatico-foireux moins bien scénarisé que dans les séries américaines.
Ca me gonfle de subir des informations qui s'apparentent d'abord au fait divers...d'abord...uniquement.
Z'avez vu les titres de ces derniers jours? "le pédophile prenait du viagra" "l'enfant déchiqueté par un chien, heureusement la ministre de la justice veille au grain" "faut il juger les fous?"
Jte promets, même Jasper Fforde (encore lui) n'oserait pas.
Je m'en veux d'être au courant des derniers highlights du week end: Grégoire le beau Grégoire s'est fait éjecter par les bouffeurs de riz, et Xababaaaa est en finale avec sa p..., ooooh le gentil Gaby est parti? Pendant ce temps, tard trop tard un passioné et sa boite à musique m'ont fait découvrir la harpe. C'était bien mais moins prévisible que le reste.
J'ai le vertige de vivre dans un monde où la possession de gadgets griffés devient un must, une condition sine qua non à une existence dépourvue de la dérision et du mépris d'autrui, où tout un chacun s'essouffle dans une course à la perfection qui n'a ni queue ni tête ni sens.
J'ai la sensation désagréable de vivre dans une vie en binaire, une vie de quantité où on existe que par le plus toujours plus, peu importe le sens, la qualité. Mon disque dur est plus gros que le tien, j'ai eu plus d'amants, plus de maitresses, mon esthéticienne coute plus cher mais elle m'enlève plus de poils.
Tout ça ressemble vilainement à une comédie musicale désenchantée.
Et ce qui m'énerve le plus, c'est l'obligation de happy end. Je vais mieux forcément je vais mieux, je vois plus de gens, je fais plus de choses, plus de sport, j'ai donc moins de gras et plus de muscles et forcément, à un moment, un homme viendra combler ma vie du bonheur qui lui manque.
Comme si c'était la seule issue possible.
Et encore...personne ne sait que quand j'entends ça, dans ma tête raisonne un vilain gnark gnark qui ponctue amèrement "belle vision marxiste de mon existence" (pour les moins passionnés d'historiographie, en gros, l'analyse marxiste de l'histoire c'est quand on prend les fils qui mènent de A à B, B étant la visée obligatoire de A)
A part ça...tout va bien...vraiment, mais fallait que ça sorte ^^
15:07 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.08.2007
Do you play poker?
Ou, comment je suis blonde parfois.
C'est mon nouveau truc, me faire initier au poker, parce que j'adore l'ambiance et que ça change du jungle speed. Je trouve ça fun quoi.
Comme dans les films et tout, je me vois trop en mini youpe avec un chapeau de cow boy sur la tête en train de dévaliser un casino à Vegas.

Enfin, y a du boulot.
Déjà quand notre initiateur a dit ma ma copine Sue Ellen que sa paire de cinq était trop petite et qu'elle ferait mieux d'aller se coucher, j'ai trouvé ça limite limite.
En plus y a quand même beaucoup de règles et de sous règles à retenir.
Alors moi on me dit que une suite ça vaut plein et que quand t'en as une c'est trop la classe, et qu'est ce que je fais? Hé ben comme on me dit, je mise, je mise je relance tout ça et des jetons bleus et des noirs.
Et j'étale fièrement mes 4 cartes.
Comment ça 5?
Bon, ben c'est pas gagné...
15:01 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.08.2007
Femmes de tous les pays...
...unissez-vous!
regroupons nos bandes de cire pour en faire une immense tapisserie velue!
(ça m'est venu hier en faisant la traque au poil)
Corollaire de cette pensée profonde:
Je pense que celui qui a imaginé cette technique est un homme sadique (et très velu)
Sinon demain je vais boire des mojito à l'étranger, et ça franchement, c'est chouette.
14:45 Publié dans Sometimes, I'm a helluva thinka | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
































