13.04.2008

Je ne résiste pas au plaisir...

...de me la raconter depuis mon MACBOOK qui a été chercher des photos dans mon NOKIA par BLUETOOTH.

 

Ptain c'est bien la technologie.

 

Et donc je vous montre...

 

...THE ONE AND ONLY CROUTE 

 

(c'était ça ou une photo de moi même avec mes PILOTE)

(mais bon je voudrais pas vous décevoir)

 

Roulement de tambour....

 

 

 

 

 

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20.03.2008

T'as mauvais gout, chéri?

Je suis toujours là. Mais je suis toujours autant dans le love. Et puis je suis malade. Encore. Pu de tension, pu d'energie, pu rien. Si, plein de copies de copies de bac blanc à corriger.

Bloggons moins pour l'instant mais tentons de ne pas blogger moins bien.

 

Laisse moi te narrer cette anecdote qui concerne ma douce moitié (hé ouais grand, tu vas en bouffer des histoires de chéri. A moi de rendre la vie de couple aussi palpitante, bloggesquement parlant, que ma vie de célib. Ca devrait être gérable)

 

Bref, les circonstances avaient fait que même si je commençais à pas trop mal connaitre M. Fraise avant qu'il mette son trilili avant que nous ne formassions un couple so fun je n'étais jamais rentrée dans sa garçonnière. Mais je savais plein de choses sur lui, dont entre autre, qu'il peignait, dessinait, bidouillait du logiciel d'images tout ça.  

 

Bon. Et puis une fois qu'on était devenu un couple so fun en vrai ben une chose en entrainant une autre je suis allé passer une soirée chez lui. Et là en arrivant dans le salon, que vois-je?

 

LA CROUTE      258796557.jpg

 

La croute au mur. Immonde. Façon dessin sur un tshirt de biker fande johnny. Un fondu enchainé pictural avec à droite un vieux barbu en méditation au milieu un homme et une femme un peu tout nus que je veux pas savoir ce qu'ils font, un chien devant une cheminée et à gauche un chien loup. Tout ça dans des teintes un peu chaudes. De l'orange au brun.

 

Le truc atroce quoi.

 

Mais au delà de m'effrayer pour les raisons potentielles qui expliqueraient la présence de la croute sur le mur (à 27 ans j'ai commencé à entr'apercevoir le fait que parfois de mystérieuses raisons motivent nos amis les mâles.*)

Nan moi ce qui m'inquiétait surtout, c'est quand j'ai commencé à imaginer (craindre?) que l'auteur du délit visuel n'était autre que M. Fraise.

 

J'ai vraiment imaginé le pire

"t'as vu mon tableau il est chouette hein?"

"ah ouais" (pas convaincu)

"3 semaines pour le peindre, je suis même allé en forêt observer les chiens loups, et pi là c'est Jean-Pierre et Monique, des collègues qui ont posé, d'ailleurs on dine chez eux la semaine prochain tu verras la cheminée est super"

"ah ouais" (apeuré)

"d'ailleurs je me disais que les couleurs iraient vachement bien dans ton appart avec tout le bois, et qu'on pourrait avoir le même avec des teintes de bleu à la salle de bain"

"ah ouais" (indescriptible)

 

Bref, jpeux te dire que sur le coup j'ai vite detourné le regard et qu'au lieu de parler art pictural il a mis son trilili on a fait une bonne petite bouffe avec du bon petit vin.

 

Et depuis rien.

 

Mais mardi, mardi c'était grêve (ptain je me professeurise un max. Et pi j'étais déjà patraque en plus), donc mardi j'étais chez ma douce moitié et je corrigeais des copies dans la canap.

 

Et là mon regard est comme aspiré par la puissance méditative du chien loup.

"tu regardes quoi?"

"nan nan rien je pense à mon barème" (genre j'ai toujours très bien menti)

"déconne pas Emilie tu regardes la croute!"

 

(ouf ouf ouf il a dit la croute)

(mais c'est peut être un artiste maudit qui se complait dans la dejection verbale de son travail et qui vaudra des milliards après sa mort mais risque de me souler d'ici là. Aaaaaaaaaaaaaah)

"ben...euh...oui" (un peu honteuse)

 

Et là soulagement intense. En fait la croute a été offerte à son frère par un peintre desargenté qui n'avait pas complètement le moyen de payer ses travaux et qui s'est dédommagé à coup de croute. Dont le tarif à quintuplé depuis l'offre car maintenant le mec est hyper (enfin hyper, j'exagère un peu mais c'est pour l'humour) connu dans toute l'Europe.

 

Et m. Fraise pense aussi que c'est une croute.

 

Ouf.

 

Ben pourquoi tu l'as accrochée alors?

 

Parce qu'un mur nu c'est déprimant, c'est bien d'avoir quelque chose pour couper le regard.  Cf point * Je te l'avais bien dit bordel.

 

Enfin bon tout s'explique, quand même.

 

Si t'es sage et si tu votes sur moi, je t'expliquerai pourquoi et comment un alien rose habillé en surfer me file des frayeurs quand on dort chez ce petit monsieur.

 

Alors pour voter pour moi tu vas là, tu cliques sur Participant, tu cliques sur Blog de Vie, tu vas sur Strawberry Redux et tu cliques sur Voter pour ce candidat. Et hop!  

19.02.2008

Ligne éditoriale de m...

Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir écrire???

 

Au départ fut le blog et le blog raconta ma désagrégation, et se fit exploser à la fin de son vol.

Puis, tel un phénix, le blog revint à la vie (renaquit?? c'est moche) et narra mon stage, moaaa, ma vie, ma maladie, tout ça (petite confidence intime à toi lecteur, dans ma tête résonne, quand j'écris "tout çaaaa", la pseudo rime créée par mon brother, c'est à dire "dans la chaaaaaaaatte". Classe, joie, bonheur, distinction et bon appétit, bien sur)

 

Et en fait, le blog et moi on avait trouvé un rythme (un rythmo caliente, si, si)...moaaaa, ma vie, tout çaaaa (............................................................/faut compléter dans le blanc avec la bonne rime), et puis deux trois thèmes récurrents:

 

j'ai des doutes mais je kiffe mon job, ou l'EN et moi, Amour, Gloire & Beauté

 

je fais des sports de foufou

 

j'ai des gouts de chiotte en musique et je remue mon boule sur du bpm bien trop rapide pour mon grand âge

 

et surtout, et surtout

je veux un mec mais en fait j'en veux pas parce qu'un mec c'est un peu con sauf le soir pour me réchauffer les panards ou une fois par semaine pour me monter mes packs d'eau.

 

Et voici le bilan aujourd'hui:

-> le taf, ben écoute, ça va, je doute moins, desfois ils sont gavants, mais ça va. Très bien.

-> je remue beaucoup moins mon boule, parce que j'ai décidé de moins voir mes gays. Parce que à force y a des choses, pour ma santé mentale, c'était pas trop top. (pas les gays, le fait de voir que ça et de trouver normal de me maquiller à 3h du mat avec des minots pas plus vieux que mes élèves avec une bouteille de vodka sous le coude)

-> pourquoi tu crois que j'ai pas écrit depuis le 14???

 

Je précise quand même qu'on a pas eu le choix dans la date, que c'est pas fait exprès.

Je précise aussi, cher lecteur, que j'ai pas totalement sombré dans la mièvrerie. Pour preuve une première soirée de mamoureux sous le signe de la pinte de bière, de la pizza et d'abrutis.com  (fais gaffe le site est pollué de chaudasses de ta région qui veulent faire des trucs sexuels avec toi mais ça on s'en fout, c'est les videos qui sont drôles uh uh)

 

Bilan des courses:

soit je change ma ligne éditoriale

soit je fais un blog de fitness.

 

Diantre, on est bien peu de choses.  

27.01.2008

Jean-Pierre de RB

A lire ce titre et ces initiales, tu pourrais croire que j'ai rencontré un jeune homme de bonne famille et de là inférer qu'il me fait une cour éperdue, ou encore que nous allons nous encanailler à coup de ti punch sur les dancefloors branchés de Fraisecity.

 

Pas du tout.

 

Jean-Pierre de RB est tout ce que je vomis. La cinquantaine bedonnante, ou peut être moins, mais vieilli par l'excèsde cacahouètes et de picon bière. Le cheveu court, mais une coupe qui mériterait d'être rafraichie, un bouc par forcément esthétique et un costard trop bon marché. Probablement des mocassins à gland. J'ai pas regardé. 

 

Ben oui Jean-Pierre est vrp pour un magasin de meubles assez chers. A l'image de marque assez désuète, alors que deux minutes dans le magasin servent à montrer où les suédois et autres pontes de la déco trouvent leur inspiration, ou sinon leur aspiration.  

 

Le problème avec cette enseigne, c'est justement les vendeurs. Chez le Suédois, quand tu as vérifié que ton Meuble Födell est bien disponible, mais pas en libre service, il faut te mettre en quête d'un petit homme bleu qui te délivrera le sésame de retrait.

Chez RB, rien de tel! A peine le pas de la porte franchi que trois vrp dopés à la perspective d'une commission se lancent sur tes traces et glissent derrière toi tels des ombres afin de t'envouter et de te vendre un meuble.

Tellement gluants les mecs que je me sentirais plus à l'aise dans une boite de nuit pleine d'hétéros en rut. C'est dire.

Après avoir réussi à semer deux ou trois énergumènes du genre, à coup d'air hautain, de "mnom ne skupstina ne Francuz", de "ooooh mon téléphone sonne", je tombe, enfin, malgré moi, sur une variation grand luxe et européannisée du futon. Et je tombe raide dingue d'amour.

 

Erreur, grossière erreur de béotienne! Jean-Pierre profite de ce moment d'inattention pour bondir, tel un sanglier à l'affut, et me vanter l'ingéniosité du système, l'économie réalisable, car le sommier est vendu avec le cadre, la potentialité technologique avec le moteur intégré à chaque latte du sommier. Esthétique, confort, modernité, tout y passe. Le lit de 140 c'est ringard ma bonne dame ( moi jdis à 2 en dessous de 200, je pleure)

Et là Jean Pierre attaque, le fourbe. Il ne veut pas non vendre un lit, nan madame, il ne fait qu'obéir à sa passion. Oui vendre des meubles, ça le fait vibrer Jean-Pierre. Un métier passion? Oui moi aussi monsieur, vendeuse? oh non pensez vous, Education Nationale! 

Jean Pierre se fait narquois, ça sent le Français moyen par tous ses pores, il est prêt à bondir, les profs, ces paresseux surdiplomés qui sont payés à faire un boulot de rêve et pas trop, en tout cas beaucoup chez eux.

Je tique, je montre les dents, je bave, il sent qu'il perd pied il essaie de se rattraper.

"Et ils ont quel âge, les vôtres?"

"18 ans"

Ah, il comprend, d'un air contrit, il compatit. Ah le con, s'il savait. Je passe, pas la peine de parlementer, j'évacue la question, d'un je suis extremement sévère.

Retour du chevalier de la vente, qui bondit sur son fier destrier argumentaire:

"Avec des yeux comme ça! Pas possible"

Si, si. (aucun lien j'ai envie de dire. Beauté sublime et autorité ne vont pas forcément de pair, surtout quand les hormones males sont à leur maaaxxxxximummm)

 

"Mais que cherchiez vous, mesdemoiselles"(pffffrrrrt)

Tu as raison Jean-Pierre, tu es dans le bourbier vietnamien de la vente, il fait 37° dans le magasin, et j'ai des nausées.

Maman cherche une méridienne

Il s'arrête net, surpris. Nous montre du doigt l'une après l'autre.

"Non. ne me dites pas que...nan c'est drôle....j'ai cru que...vous étiez soeurs!"

 

Et là ma poule, tu te sens comme dans une pub pour une crème au co-enzyme Q10. Tu biches. Pas de la confusion mais qu'un gars soit assez gonflé pour osé te sortir une connerie pareille! Maman est très jolie m'enfin quand même, les 25 ans d'écart sont quand même là. (quoique deux soeurs avec 25 d'écart, techniquement, c'est possible, non?)

 

On s'éloigne, Jean Pierre est comme un boxeur dans les cordes, sur son tabouret, sanglant, avec un mec qui l'éponge et lui nettoie le protège-dents, et un coach qui lui gueule dessus. Courage mon gars.

 

Il revient à la charge, quelques meubles plus tard, comme par hasard au niveau de ce qui s'apparente le plus à une méridienne. 

Nous vante le cuir. Les coloris. Le confort.

Oui mais le prix.

 

"Ahah mais ça mesdames, faut revenir me voir. Y a le tarif normal, et le tarif Jean Pierre!"

Le tarif Jean Pierre, bien sûr.

C'est la goutte de trop.

 

Quoique, vu l'inspiration qu'il me donne, Jean-Pierre ça serait un peu mon Museau.

 

(et si tu m'aimes en secret, pour quelques milliers d'euros tu peux me faire plaisir avec ce lit de fou) 

09.01.2008

Je peux?

être une sale midinette?

 

un de mes amis m'appelle comme ça. Il m'appelle aussi la Boule à Facette.

 

En tout cas, midinette, c'est 1/surement mérité et 2/bien sur lié à mon adolescence, et ça me poursuit. 

 

Les mecs de la famille

"comment il s'appelait Machin là le taupe model autrichien dont tu nous tapissais les murs????"

 

"ah ouais et quand tu regardais Hartley Coeur à Vif...Draaaaziiiig" (mon frère fait une moue de midinette lobotomisée qui est particulièrement convaincante)

 "et t'avais un cahier recouvert de jean où tu collais des mecs" (oui. Honte) (j'avais même des fresques de Tom Cruise et de Keanu Reeves dans mes carnets intimes. Fort heureusement probablement recyclés aujourd'hui)

 et même aujourd'hui, ma mère tente de me convaincre que dans LaHautSurLaMontagne si j'y vais y aura ptet un beau mec.

Parce que c'est le seul argument qui  fonctionne.

 

C'est tout, c'est comme ça, j'ai du apprendre à vivre avec mon handicap affectif. Et croyez moi c'est pas tous les jours facile (tu crois que ça pourrait me permettre de stationner plus facilement en plus??? même pas)

 

Desfois je craque, genre là:

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(allez jsuis sympa, je vous épargne le commentaire façon "petit train" en toutes les langues.
 
Mais nan je l'ai pas trouvé sur Beetic.
 
Damn) 

 

 

06.01.2008

Fantas(ma)tique

Desfois j'ai des fantasmes inexpliquables/és.

 

Mon plus inavoué (enfin jusqu'à dans quelques mots), c'est le créneau du plat de la main.

 

Ouiiii je sais ça fait beauf/kéké qu'on m'a toujours dit.

 

Oui.

 

Mais. 

 

Celui  qui me fait ça à droit (entre autre) à mon admiration béate pour l'éternité. Entre autre, enfin bref.

 

ben y en a un nouveau, et qui me poursuit.

 

Un homme. Pas du tout mon genre. Mon genre, à en croire un de mes chers amis, et sans rentrer dans les détails, c'est le "pseudo intello", jt'explique, grand mais pas trop, mince (bah oui, y pense il a pas le temps de manger), à lunettes et quand même au fait des tendances modeuses, et c'est bon je fonds.

 

(oui je sais c'est pas des critères mais qu'est ce que j'y peux, heiiin?)

 

Et ben là, un type qui me fait de l'effet, c'est un des bouchers de la boucheries où je vais.

 

Alors pour le genre pseudo intello on repassera....vu qu'il ressemble plus à ça...

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qu'à mon idéal masculin.
 
Bon jte passe les détails mais entre son crâne qui luit sous un spot, et ses grosses paluches qui me tranchent de la rillette (mmmhhh single ET gastronome) ou du jambon, y me fascine.
 
Y me fascine tellement que les premières fois que je le voyais, en général, je restais sans voix.
 
Littéralement.
 
Et comme Maitre et Mme Chronique sont également clients de la sus-mentionnée boucherie, le monsieur s'est permis un jour de leur demander si la vie avec une enfant handicappée n'était pas trop difficile.
 
Et là j'aurais voulu être là pour voir la scène...ahahah, hi hi hi, uh uh uh...mais elle est pas du tout muette, d'ailleurs,  ahahah, hi hi hi, uh uh uh...elle est prof...ahahah, hi hi hi, uh uh uh....de langue! ahahah, hi hi hi, uh uh uh
 
Ben voià je me suis retrouvée bien obligée d'ouvrir la bouche, ce qui semble beaucoup l'amuser...
 
Et du coup mes joues prennent la couleur rosée du jambon braisé, ce qui amuse tout le monde, mais pas moi...
 
 
Et hier, voilà, je ne l'ai pas vu (oui le samedi, c'est marché dans la Famille, ça court depuis 12 générations), mais mes parents si...et sont rentrés avec le message suivant...
 
- si tu n'as pas le moral (nan je n'ai pas le moral), passe donc le samedi avant 14h, il te le remontera
 
(réaction goguenarde de Jolie BS "ouuuuh elle va se faire remonter le moral!!! et pas que!!!)
 
- ne l'appelle pas Mr Propre, s'il te plait
 
-toute la famille à une maison sur IleParadisiaqueetquiseraitsympapourlesvacances
 
 
Aaaah on commence à parler business!
 
 
 
Conclusion: si je pouvais encore utiliser mon cerveau en mode "Chercheuse Frustrée Féministe à Lunettes", j'écrirai un essai sur l'influence de l'histoire religieuse, avec le cas concret de St Nicolas sur la vie sexuelle cérébrale des Lorraines de 25-30 ans dans une perspective lacannienne.
 
 

 

 

 

04.01.2008

Le Parfait Petit Chimiste

Hé bien que tous ceux qui m'avaient encouragée à rencontrer Meetic Boy se réjouissent: c'était bien mon intention.

De toute façon j'aime PAS les relations virtuelles (du ton aigri de la nénette qui a déjà subi le mentissage sur l'âge et la situation matrimoniale d'un mââle)

 

Bref, il était hors de question qu'on reste là comme deux ronds de flan à papoter sur msn, je trouvais ça...ben ni intéressant, ni bien fûté, ni bien "constructif". Donc à peine rentrée des Vosges d'une session balade en raquettes et d'une soirée avec une copine à papoter, il fut question d'un rendez vous en vrai.  

 

Suite aux conversations j'avais quand même tiré deux trois conclusions sur Meetic Boy:

- un scientifique avec ce que ça peut comporter comme caractéristiques (et terra incognita pour mon humble personne) 

- un timide ou un problème physique caché. Parce que vu les photos, je voyais difficilement pour quelle autre raison il avait du mal(e) à rencontrer des femelles (héhé) (remarque c’est bien mon cas, mais on sait tous pourquoi, je suis un esprit supérieur logé dans un corps absolument vertigineux de sublimitude). Mais comme il m’avait dit qu’il « chassait » à son club de sport (pas le mien ouf), je ne pouvais honnêtement pas me douter de ce qui m’attendait (effet d’annonce et suspense insoutenable)

 

Donc à l’arrivée, enfin au départ, j’étais assez contente d’aller boire un verre, et plutôt curieuse de voir cet inconnu. Bref, curiosité positive.

 

Rendez vous fut donné dans un bar, dans lequel je n’avais jamais mis les pieds, faut le faire. Je me mitoufle (version égoïste de l’enmitouflage) et me dirige vers l’hyper centre, avec juste un bout de nez qui dépasse entre mes deux ( !) écharpes, mon bonnet, mes gants tout ça.

 

Sur le chemin je ne peux pas m’empêcher de repenser aux quelques rencontres que j’ai faites ainsi…le mec bien, le geek persuadé d’avoir trouvé une nénette comme à la Redoute et qui m’a harcelé pendant des jours de « je suis pas déçu » dégoulinants, le crevard désespéré qui voulait juste s’introduire dans ma culotte. Si, si. Jtavoue donc que je ne savais pas trop à quoi m’attendre…mais que quelque chose en moi avait relativement confiance.

 

J’avais promis d’être ponctuelle. Je SUIS ponctuelle. Encore plus quand il fait moins 12°. J’arrive et je vois juste un type qui attend devant l’arrêt de minibus. Et je me dis « ben non il attend le minibus ». Forcément. Du coup, en fait, et re-forcément, c’était lui. Je lui dis bonjour et il rigole nerveusement (comme un puceau). Je lui fais la bise, il est tout doux et tout fragile je me demande si je l’ai pas cassé.

 

Et puis il attend là (comme un con). Alors jlui dit que j’ai froid, et que ça serait bien si on entrait. Il rigole nerveusement (comme un puceau). Bon ben je rentre, y me suit, je choisis deux fauteuils en lui demandant si ça lui convient, jte laisse imaginer la réaction.

 

En attendant la serveuse, je l’observe. Bon alors physiquement, rien à dire, mieux qu’en photo et charmant. (sachant que j’ai décidé que les hommes que je fréquenterai désormais seront avant tout hétéro et plutôt autour de la trentaine, je m’adapte et accepte les défauts physiques. Si madame). Look, arf, non look. No comment on va dire que je suis méchante. Mais non look, en même temps, c’est pas dramatique non plus.

 

La serveuse arrive et je demande un vin chaud. (moui c’est toujours ma boisson d’hiver). « Et pour vous Monsieur ? » « La même chose !!!!!!!!!!! » qu’il aboie, puis ponctue d’un petit rire nerveux. La pauv’ serveuse a l’air terrorisée et je suis quand même gênée.

 

Il est donc temps d’entamer la conversation. Ah. J’en appelle à tous les pouvoirs pédagogiques de l’univers !!!!!!!!!!!! Parce que même mon élève le plus mou est franchement plus loquace et dynamique. Et curieux.

 

J’ai donc écumé (dans le désordre) :

 

-         le boulot (ah bon jtai pas dit ? comment ça t’as pas compris ce que je faisais)

-         mon boulot et le pourquoi du comment je bosse à 100 bornes

-         le(s) club(s) de sport

-         ce que t’as fait hier? Aujourd’hui? Projets pour ce we ?

-         le trajet de retour depuis chez ses parents

-         mon épisode des raquettes

-         le nouvel an

-         qu’est ce que tu penses de Fraisecity ?

-         t’as visité la région (exemple de réponse : NON ! aboyé)

-         t’as quoi comme voiture ?

-         oui je tricote

-         cinéma ?

-         les rencontres virtuelles

J’imagine que j’en oublie, vu que, à part ici, je refuse de monologuer en général, et que vraiment pour obtenir autre chose que des rires nerveux et des monosyllabes, j’aurais surement du lui demander son carnet de correspondance. Et le menacer d’une heure de colle. Ou deux.

 

Bref (attention, mode Prof Vilaine On), moi qui me suis toujours demandée ce que devenait les petits nerveux bosseurs de la section scientifique (mais si tu vois très bien ce que je veux dire), et ben j’ai eu ma réponse (les mêmes. Sauf qu’ils ont plus de bouton et qu’ils ont fini de muer pour de bon).

 

Et jvais te dire un truc, jsuis quand même une nénette vachement sympa, et je fais toujours de mon mieux pour que la personne en face de moi se sente bien, mais là (merciiii la thérapie), comme je commençais à en avoir ras le fion (et encore ça ne traduit pas ma pensée), que je passais de plus en plus de temps entre deux silences à mater les clips à la télé et que j’avais juste mangé trois tartines de pain de mie depuis mon réveil (à une heure indue)…regarde ce que j’ai fait et regarde ce tendage de perche magistral.

 

« bon, c’est pas le tout, ParfaitPetitChimiste (c’est son nom), mais (blablabla…jtexplique pourquoi), je commence à avoir faim… »

 

(blanc. Même pas un rire nerveux. Rien)

« vraiment faim »

 

(même chose)

 

« boooon…ben je vais ptet commencer à y aller alors….(écharpe 1, écharpe 2, bonnet, gants, manteaux, debout)

 

(même chose)

 

« euuuuh ? tu restes là ? »

 

(rien mais y se lève et je décèle un soupçon de désespoir dans son œil. Il est prêt en une demi seconde)

 

Dehors :

 

« bon…ben je rentre alors…à une prochaine ? »

 

(rien)

 

(bise molle)

 

Ben voilà. Donc jsuis rentrée ? Et je me suis fait une mini raclette pour fêter ça.

 

Me demandez pas ce que j’en pense. J’en pense rien.

 

Rire nerveux

27.12.2007

On fait quoi pour vous aujourd'hui?

Ou comment je n'ai pas pu m'empecher de penser qu'à deux articles près, j'avais droit à un rencard... 

 

Bon, demain jte raconte nowel. Ou pas.

Mais laisse moi te conter mon aventure de cet après midi.

Il fallait que je prenne l'air, j'hiberne compulsivement depuis 5 jours au moins. Ou quand je sors c'est pour aller emplir mon bidon de vin chaud. Et la voiture c'est pas une sortie non plus. Bref, même passer le nez à travers mon velux ça ne m'allait plus.

 

Donc oui, je sors (jsuis sure que si j'avais été aux states je serais devenue une shut-in depuis 9/11. Passons)

Déjà je vais dans un magasin qui porte un nom de saison pour changer mes poeles. Parce que ma fée marraine c'était son cadeau, mais elle avait oublié que j'avais des plaques à induction, moi. Ce qui réduit nettement le choix en matière d'équipement de cuisson. Et alourdit quelque peu les factures.

 

Bref, j'opte donc pour une casserole et une petite poele (d'une marque dont le nom rime avec poil, aussi). Et là la vendeuse vient me faire un long discours sur un genou en m'expliquant que la seule marque digne de confiance en matière d'à côté, c'est celle d'à côté. L'unite coutant un bras. 

 

Je lui souris gentiment et lui indique que la marque qui rime en poil me va très bien.

 

Réponse en guise d'explication esthético-technique: si mon induction est pas de la mort qui tue, les petits points sous les ustensiles vont disparaitre.

 

Là elle me pompe.

Ecoute mdame, je viens échanger un cadeau. Quitte à mettre au bout. Mais de là à ce que ça me coute trois fois le prix du cadeau de départ, peut être pas.

Bizarrement elle a été convaincue. Elle voulait même me refaire un paquet.

 

 Suite à cela, je file à Monoprice. C'est toujours comme ça quand je suis d'humeur chagrine, ça me remonte. En plus ça faisait trois jours que j'avais une envie de poivrons farcis au thon et marinés, et qu'à part à MP je vois pas trop où je pouvais trouver ça. 

 

J'arrive à la caisse avec mon habituel panier estampillé "célibattante", avec là je cite: des pommes dauphines, des knacki, des poivrons farcis au thon et marinés, et un pot de cire orientale.

Message: "ce soir c'est opération plaid en moumoute mais j'ai de l'espoir pour ce week end"

 

Et là le petit caissier bondit de son siège et me dit "Bonjour mademoiselle, je ferme derrière vous".

 

Indice n°1: "mademoiselle". Et ouais c'est con, mais comme on m'appelle "madame" 95% du temps maintenant un "mademoiselle" ça me fait toujours chaud au coeur et à la culotte.

Donc bien entendu, loi de Murphy en soutien scientifique de ce qui devait arriver, c'est là que les 2/3 du magasin se décident à venir  à ma caisse. Ben oué. J'ai donc du méthodiquement et poliment leur indiquer d'aller se faire mettre.

 

J'arrive enfin au niveau du caissier (J&J bien sur, nul besoin de le préciser), qui me décoche un sourire de malade et me demande dun air complice "alors, vous vous être pas trop faite engueuler?"

"j'allais vous dire que j'avais fait la police pour vous (hi hi rire de pouf), mais non, je suis prof alors je sais dire des choses désagréables sans en prendre plein la figure"

" oh je crois que j'aurais bien besoin de cours je sais pas comment faire ça" (tu m'étonnes le pauvre loulou était à bout de nerfs c'était évident j'ai cru qu'il allait en prendre un pour taper l'autre)

"c'est vrai vous avez l'air un poil fatigué"

"ça se voit tant que ça? je suis là depuis ce matin"

"j'aimerais pas être à votre place..."

"et j'ai du chopper un rhume" (glamour et séduction, direct)

"contrecoups des fêtes"

"surement. Mais alors dites moi vous êtes en vacances...ça doit vous faire du bien"

"en effet, en plus je bosse loin alors un peu de repos c'est pas du luxe"

"ah bon? où ça?"

"dans les vosges"

"c'est pas si loin"

"à SemiMOnt City"

"ah quand même...moi je suis de Mamiecity!"

"c'est vrai? j'y suis très souvent, je viens un peu de là"

"on y retourne toujours"

"et oui...je vais vous laisser fermer, et vous reposer"

"bonne soirée à vous mademoiselle...et encore merci d'avoir fait la police!"

 

 

Voilà. C'est donc le passage le plus lent de 4 articles auquel j'ai jamais assisté.

 

Vous croyez que je fais comme le NYais qui avait croisé une fille dans le métro et créé un site pour elle? Ou c'est juste qu'ils ont le sens du service à Monoprice??

En tout cas j'étais de fort bonne humeur en rentrant 

04.09.2007

Mes phéromones ont la patate

Mes enfants que se passe-t-il?

 

Quel changement s'est donc produit en moi?

 

J'ai l'impression d'avoir le même effet sur mes congénères mâles qu'un papier collant sur les mouches. Et pas (que) des moches en plus (les mâles pas les mouches) (en même temps, quoi c'est le pire, un mâle moche ou une mouche moche collée, hein?)

 

 Bref, mon arrivée au lycée a été, parait-il, ponctuée d'une "Y a de la meuf".

 

Bien sur hier, on était que entre profs donc la remarque venait d'un mâle certifié apte à l'enseignement.

 

Remarque classieuse, fine et distinguée comme je les aime.

 

 Quelques heures plus tard (et 100 km de pestage plus tard seule dans ma Bibiche dont l'autoradio ne fonctionne plus, ô joie ô bonheur), je vais au sport...

 

abdo-fessiers avec mon beau prof (il a des poils nulle part et un tatouage sur le mollet, il est terriblement sessuel je trouve). 

Fatigue aidant (t'ais-je précisé que je m'étais levée à 5h30....l'heure où on se couche normalement, t'ai-je aussi précisé que j'avais le bide plombé par un KFC quand je me suis endormie...m'as tu déjà vue quand il s'agit de se lever et qu'il fait NUIT?), fatigue aidant donc, j'étais un tout petit peu hystérique durant le cours.

La compil de mes 20 ans en fond sonore n'a pas aidé, j'en conviens (jte jure, le prof il a un cd, c'est tout ce que j'écoutais quand j'avais 20 ans en Angleterre, c'est fou). 

Donc j'étais tranquillement en train d'égréner titres, artistes et dates des morceaux "What is Love", Haddaway, 92, "Rhythm is a Dancer" Snap, 91, etc etc etc...au lieu de me concentrer sur mes fessiers...

bon, déjà que j'avais la sensation qu'il me regardait avec insistance depuis un bout de temps...ben il est carrément venu me corriger, il m'a remis le pied à la bonne hauteur...et après, oui madame, il m'a touché la fesse droite pour montrer comme elle travaillait bien.

Sauf que j'ai hurlé "ça va pas non?" comme un putois...

et il en a quand même remis une couche après pour m'embeter.

 

Bref, youhou j'ai une touche avec mon fitness instructor, c'est pas méga classe ça?

 

Et sinon, toujours dans la catégorie "petit homme", j'ai eu un choc terrible ce matin...un de mes élèves d'il y a deux ans porte la barbe.

 

La corde maternelle a vibré en moi...un de mes tout-petits (ouais fin bon il était en 2nde à l'époque) qu'en bonne alma mater, j'ai encouragé et soutenu pendant un an...est un homme, avec une petite amie...et une barbe...

 

Mouchoir, merci. 

04.08.2007

On se serait cru dans un film avec Meg Ryan

...sauf que Tom Hanks, c'est pas trop mon genre...à part ce petit détail, jte jure, voici une scène digne d'un mélo pourrave à la guimauve de fin de soirée avec un mug de chocolat et des kleenex, avec Meg Ryan, donc (à copier dix fois: regarder quand Harry rencontre Sally pour la 17è fois à seulement 26 ans nuit dangereusement à la santé)

 

Donc voilà comment ça se serait passé dans le film avec Meg...

 

Meg est toute chigneuse parce qu'elle a un chagrin d'amour, elle n'en reste pas moins pétulante mais de temps en temps va s'effondrer au milieu de geysers de larmes puis hurler à ses amis, tout en se mouchant, que siiiiiiii tout va bien, c'est juste qu'elle a une sinuste, mais pourquoiii pourquoiiii pourquoiiii?

 

[notez la candeur de mes références cinématographiques de même que mon adoucissement digne d'une publicité pour de la lessive hypoallergénique, normalement toute pré-trentenaire [aaaaah, pré-trentenaire, prétrentenaire, c'est mon nouveau mantra, mon id a du prendre un sacré coup au surmoi] se noierait dans des barriques de margarita et se consolerait avec son nouveau vibromasseur [qui lui ne met pas les pieds sur la table en regardant du foot]. Bref, un revival eighties pour ma pomme, c'est surement moins dangereux à la santé]

 

Bref, Meg est obsédée, ses amies lui ont dit de l'oublier, elle voudrait bien mais n'y arrive pas et se perd dans de nombreuses activités pour se persuader que sa vie est normale et que le tsunami sentimental qu'elle subit n'est autre qu'un micro-évènement à l'échelle planétaire, et un follicule temporel dans un cadre historique où elle même n'occupe qu'une place infinitésimale. Autant dire, pas digne d'intérêt.

 

Là la musique s'emballe dans le film, elle est même un tout petit peu plus joyeuse, ses amies sortent leurs fichiers de références pour lui organiser une nouvelle blind date, elle se résout à y aller, scènes syncopées et sans son du défilé des prétendants qui ennuient Meg.

Son moral pourrait retomber comme un soufflé, mais elle décide de se consacrer à elle-même et se remet à l'écriture/la poterie/le macramé/autre (barrer la mention inutile ou compléter sur les pointillés)

Et un jour dans ce flou artistitique, Meg décide d'aller faire un tour à la librairie du coin, celle où elle n'a pas mis les pieds depuis des siècles. Bien entendu vu son état d'esprit, elle est habillée comme un sac, porte des grosses lunettes, n'est pas coiffée (si ça avait été une autre actrice que Meg, elle aurait eu un chignon infame), pas maquillée. Elle chantonne en feuilletant des livres et en touchant les couvertures tout en se félicitant à voix basse de sa force psychologique: elle ne pense pas à lui, mais alors pas du tout, elle est totalement passée à autre chose ("I'm over him, totally over him, SO over him I actually wonder how I ever...")

Et là...là il faut trouver un compositeur génial pour la BO celui qui fera passer avec trois notes ce qu'on ne pourra jamais dire avec des mots:

 

ben là il est en face d'elle.

Et notre bonne Meg qui tremble qui bafouille qui sait plus où se mette qui débite un nombre incroyable de conneries à la minute qui ne voit que ses yeux.

Ca dure un temps infinitésimal dans l'histoire de l'univers, mais c'est un peu tous les tsunami du monde d'un coup.

 

Et après quand elle repart Meg (même chose, penser à la musique), elle se tape la tête contre un mur, ou le front avec le plat de la main tellement elle se sen bête, elle se voit dans une vitrine et elle se dit que c'est pas possible, franchement.

 

Le truc bien dans les films c'est qu'on connait la fin, alors qu'ailleurs non, et d'ailleurs ailleurs, ça se finit rarement comme dans les films (sauf quand NY explose mais c'est une autre histoire) 

 

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